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Le mercredi 14 mai 2014

BILANS

Qualité de l'air en 2013 en Île-de-France 

  • La qualité de l’air reste problématique en Île-de-France. En 2013, plus de 3 millions de Franciliens étaient potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, principalement dans l'agglomération et au voisinage de grands axes de circulation.
  • L’année 2013 montre toutefois une légère tendance à la baisse des niveaux de pollution chronique par rapport à 2012. Cinq polluants posent toujours problème à des degrés divers dans la région capitale : le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2,5), l’ozone et le benzène.

Pour en savoir plus :

Circulation alternée le 17 mars 2014

Durant le mois de mars 2014, l’agglomération parisienne a traversé un épisode de pollution long et intense.  Le lundi 17, les autorités ont décidé la mise en place d’une circulation alternée à Paris et dans les 22 communes limitrophes dans le cadre d’un épisode aux particules PM10. Cette décision fait suite à la persistance des niveaux élevés enregistrés par les stations d’Airparif pendant plusieurs jours et à la gratuité des transports en commun dans la région. Une telle procédure avait déjà été mise en place en 1997 mais pour un épisode de pollution au dioxyde d’azote. C’est la première fois qu’elle était appliquée pour les particules.   

  • Impact sur le trafic

Par comparaison avec le lundi précédent, soit le 10 mars, la mise en place de cette mesure a eu un impact variable sur le trafic selon les zones géographiques :  -18 % à  Paris, -13 %  en Petite Couronne et -9 % en Grande Couronne (Source modèle de trafic Heaven exploité par Airparif et alimenté par des données horaires de la Mairie de Paris et de la DIRIF). Mais ces résultats intègrent également ceux de la réduction de vitesse sur les grands axes franciliens, le contournement des poids lourds en transit.

  • Impact sur les niveaux de pollution

S’agissant des concentrations de polluants, le bilan global est plutôt positif, surtout à proximité du trafic. C’est le long des grands axes parisiens , et notamment sur le Boulevard Périphérique, que la circulation alternée a eu le plus d’impact.

 

Pour les particules PM10, la diminution induite par la mise en place de la mesure serait supérieure à 6 %  (soit  4 µg/m3 de baisse) sur toute la durée de l’opération (de 05h30 à minuit). Certaines  heures de la journée sont cependant marquées par des baisses plus importantes, notamment l’heure de pointe du soir avec des diminutions au-delà de 10 % sur l’ensemble du Boulevard Périphérique.

L’impact de cette action est encore plus marqué pour le dioxyde d’azote avec une baisse de 10 % sur le Boulevard Périphérique en moyenne sur la journée
, voire même des baisses ponctuelles qui ont pu atteindre 30 % à l’heure de pointe du soir (20h00).


En situation éloignée des axes routiers, l’impact est moins perceptible avec une amélioration de 2 % (soit 1 µg/m3) pour les particules PM10 en moyenne sur la journée dans la zone de la mise en place de la circulation alternée.

Il est à noter qu’avec des conditions météorologiques différentes, telles qu’avec un anticyclone, peu de vent et une forte inversion de température, une amélioration plus importante aurait pu être escomptée.

Pour en savoir plus :

 



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