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Le jeudi 26 janvier 2012

Un nouveau zoom au cœur de l’agglomération parisienne

 

Dix ans après le projet Life « Résolution », qui faisait le point sur les niveaux de dioxyde d’azote dans l’agglomération parisienne, avec la première cartographie fine du NO2 ambiant, une campagne de mesure de même ampleur a été réalisée en 2010 dans le cœur dense de l’agglomération.

Comme toutes les grandes métropoles, l’agglomération parisienne connaît une pollution importante en dioxyde d’azote, un bon indicateur du trafic routier. Constaté depuis plusieurs années, le dépassement de la valeur limite annuelle de ce polluant dans le centre de l’agglomération, concerne des millions de Franciliens qui y résident et y travaillent.

Cette fois, la cartographie fine de la pollution atmosphérique combine la pollution ambiante et l’impact du trafic routier. Ce nouveau « zoom » confirme que la pollution ambiante diminue au fur et à mesure que l’on s’éloigne du cœur de l’agglomération où les émissions sont les plus intenses. La cohérence entre les résultats de la campagne de mesure et ceux du réseau permanent de surveillance d’Airparif montre que le dispositif de surveillance rend compte avec justesse des niveaux ambiants de NO2 de l’agglomération parisienne.

Près du trafic, l’étude précise que les concentrations de NO2 relevées sur un axe routier sont 2 à 4 fois plus élevées que la pollution ambiante du secteur, avec un écart plus important en été, et qu’en moyenne, les niveaux diminuent de 25 à 45 % en s’éloignant de 15 à 40 m de l’axe.

Ces résultats sont précieux pour valider et améliorer les outils de modélisation devenus essentiels dans les missions d’Airparif.

A dix ans d’intervalle, quelle évolution de la pollution au dioxyde d’azote?

Entre 2000 et 2010, les concentrations ambiantes ont diminué de l’ordre de 13 % dans l’agglomération parisienne. Dans Paris, la réduction est plus importante, en moyenne de 17 %, et en élargissant aux départements de la petite couronne, elle est de 15 %. La différence entre le cœur de l’agglomération parisienne et la périphérie s’atténue.

Mais en proximité au trafic routier, on observe depuis 10 ans un dépassement franc des valeurs limites avec une stagnation des concentrations sur les axes les plus chargés. Du coup, la part directe du trafic routier sur les niveaux en proximité est par contraste de plus en plus importante.

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