détail d'une actualité Deux nouvelles études sanitaires

Le vendredi 14 septembre 2012

Pour les habitants, pour les cyclistes, quel impact de la pollution sur la santé ?

Deux nouvelles études ont été publiées sur les liens entre pollution et santé. Ces études s’appuient sur les données en Île-de-France fournies par Airparif.

Aphekom : l’impact des particules sur la santé des Parisiens

Neuf villes françaises, dont Paris, ont été étudiées lors du projet Aphekom (www.aphekom.org) pour évaluer l’impact sanitaire et économique de la pollution atmosphérique. Ces villes représentent 12 millions d’habitants dont 6,5 millions dans la zone de Paris. La qualité de l’air a été estimée à partir de la mesure des niveaux moyens de particules (PM10 et PM2,5) et d’ozone pendant la période 2004-2006, grâce aux données des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air comme Airparif pour l’Île-de-France. Ces villes présentaient des valeurs supérieures aux valeurs guides de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour ces polluants. Notamment pour les particules PM2,5, avec un niveau variant de 14 à 20 µg/m3 selon la ville (16,4 à Paris) pour une valeur guide de l’OMS à 10 µg/m3. L’étude a notamment montré que, si cette valeur guide était respectée, l’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville (près de 6 mois pour Paris).

Airparif constate pour sa part que deux à trois millions d’habitants sont exposés chaque année à des niveaux de particules insatisfaisants en Île-de-France, notamment près des axes majeurs et dans le cœur de l’agglomération (synthèse du bilan de la qualité de l'air en 2011).

 

Les bénéfices et les risques de la pratique du vélo

Faire du vélo est bon pour la santé. C’est la conclusion de l’Observatoire régional de santé (ORS) Île-de-France qui a publié une étude sur les bénéfices et risques sanitaires liés à la pratique du vélo dans la région, à l’horizon 2020 (étude de l’ORS). Ainsi les bénéfices sur la santé sont bien supérieurs aux risques induits. Néanmoins, l’étude montre aussi que le risque d’exposition à la pollution atmosphérique des cyclistes est plus élevé que le risque d’accidentologie.

D’autre part, faire du vélo est bon pour l’environnement. En effet, « toute baisse des kilomètres parcourus en voiture au profit du vélo est bénéfique pour la qualité de l’air », comme l’a souligné Airparif dans cette étude.

On peut rappeler qu’à vélo, il vaut mieux s’éloigner des voies de circulation. Quelques mètres de distance suffisent à améliorer notablement la qualité de l’air. Airparif l’a observé lors de mesures antérieures de l’exposition du cycliste. Entre l’automobiliste, le cycliste et le piéton, c’est le premier qui est soumis aux niveaux de pollution les plus élevés (AIRPARIF Actualité N°32 - A Paris à vélo).

 



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