détail d'une actualitéLa pollution près du trafic

Le mardi 04 décembre 2012

Le trafic routier est une source majeure de pollution de l’Île-de-France et la qualité de l’air près des axes routiers en est fortement influencée: pour le dioxyde d’azote par exemple, en moyenne annuelle, les niveaux y sont  jusqu’à deux fois plus élevés que les valeurs préconisées par la réglementation.

C’est pourquoi Airparif renforce sans cesse ses connaissances sur cette pollution. En plus des stations de mesure situées en bordure de certains axes, les outils de modélisation permettent de cartographier la qualité de l’air à proximité de l’ensemble du réseau routier de la région, principalement à l’échelle annuelle. Et de nombreuses campagnes de mesure ont été menées le long des grands axes de circulation de la région (Observatoire du duplex A86, échangeurs de Bagnolet et porte de Gentilly, …).

De nouvelles cartes à l’échelle journalière et une étude sur les établissements sensibles situés près du trafic permettent de mieux cerner les enjeux de cette pollution et son impact. 

Nouvelles cartes journalières

Les niveaux des polluants le long des axes routiers principaux sont désormais intégrés chaque jour pour la veille dans des cartes de qualité de l’air à l’échelle de l’agglomération parisienne. Une carte des concentrations est établie pour chaque polluant (dioxyde d'azote, particules PM10 et ozone). Une carte d'indice global est calculée ensuite, en s'appuyant sur la grille de l'indice européen Citeair.

Les niveaux de dioxyde d'azote et de particules près du trafic peuvent varier considérablement d'un jour à l'autre, de 1 à 6 fois les niveaux ambiants de l'agglomération en fonction des axes, de la densité du trafic, des conditions météorologiques et des autres sources de pollution influant sur les niveaux ambiants (chauffage en période hivernale par exemple). 

Zoom sur les établissements recevant des publics sensibles

En Île-de-France, 55% des crèches, écoles, structures d’hébergement des personnes âgées, hôpitaux, mais aussi terrains de sport en plein air sont situés à moins de 500 m d’un axe routier majeur. Grâce aux informations géo-localisées de l’IAU Île-de-France (Institut d’aménagement et d’urbanisme), et grâce aux outils de calcul de la pollution d’Airparif, il a été possible d’étudier la situation de ces structures par rapport aux normes de qualité de l’air pour trois polluants liés en grande partie au trafic routier: le dioxyde d’azote, les particules (PM10 et PM2,5) et le benzène.

Un dépassement de l’ensemble des normes pour les trois polluants est observé pour les établissements qui sont en moyenne implantés à moins de 40 m d’un axe important, soit 125 écoles (près de 28 000 élèves de maternelles et primaires), 85 crèches (3250 places), 66 hôpitaux (6700 lits) et 36 hébergements pour personnes âgées (2500 places). Les trois quarts de ces établissements sont situés à Paris.

L’ensemble des résultats de cette étude est disponible ici :

 



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