|
Les particules font partie des polluants problématiques en Ile-de-France, tant le long des voies de circulation que lorsque l'on s'en éloigne (voir La qualité de l'air en 2007).
 |
En 2007, ce sont ainsi 3,9 millions de franciliens, soit 36% de la population régionale, qui ont été soumis à un air qui ne respectait pas la réglementation pour les particules PM10 (au moins 35 jours de dépassement de 50 µg/m3 pour ces particules de la taille d'une cellule), et ce essentiellement dans l'agglomération parisienne. Ce dépassement représenté par les cartes ci-dessous concernait 45% de la voirie en Ile-de-France, soit 4 710 km de routes. |
Cartes de risque de dépassement de la norme française et européenne pour les particules PM10 en 2007
pour l'Ile-de-France et avec un zoom sur l'agglomération parisienne
|
 |
Ces évaluations ont été obtenues grâce à la réalisation pour la première fois de cartes combinant la pollution de l'air ambiant et celle à proximité du trafic, pour un polluant aussi compliqué que les particules, et en cartographiant un risque de dépassement plus de 35 jours par an de 50µg/m3 qui correspond à la réglementation annuelle. Cette information vient compléter le suivi de ce dépassement sur les stations de mesure, actualisé tous les jours, et disponible sur le site internet d'Airparif.
Les particules sont en effet des polluants compliqués sur tous les plans (Les particules en ligne de mire, Airparif Actualité n°30). Leur composition et leur taille sont très différentes d'un emplacement à l'autre et en fonction des conditions météorologiques, ce qui les rend de surcroît difficiles à mesurer. Leurs sources sont tout aussi variées :
 |
rejets directs dans l'atmosphère par les véhicules diesel et les activités industrielles, mais également par l'habitat et le secteur tertiaire notamment à cause du chauffage, |
 |
transformations chimiques de polluants entre eux et transport à travers l'Europe, comme pour l'ozone, |
 |
mais aussi remise en suspension des poussières déposées au sol. |
Parmi toutes ces sources, quelles sont les contributions des uns et des autres aux particules que nous respirons ? Sur lesquelles faut-il agir en priorité pour faire baisser efficacement la pollution, le long des rue, en ville, à l'échelle de la région ou de l'Europe? Tels sont les objectifs de l'étude proposée par Airparif à son conseil d'administration afin de trouver un financement qui permettrait sa réalisation en 2009. Une telle étude, déjà réalisée à Berlin, passe non seulement par la mesure des particules mais également par leur analyse chimique dans des lieux représentatifs de ces différentes imbrications géographiques pour définir leur composition et remonter à leur source.
En parallèle, les travaux d'Airparif pour évaluer l'exposition des Franciliens à la pollution selon leur mode de transport se poursuivent en 2008. Les particules sont intégrées aux mesures avec :
Cette situation vis-à-vis des particules ne doit pas pour autant faire oublier deux autres polluants toujours problématiques que sont le dioxyde d'azote et l'ozone.
 |
Pour le dioxyde d'azote (NO2), le dépassement de l'objectif de qualité à atteindre en 2010 (40µg/m3 en moyenne annuelle) concernait quant à lui 3,38 millions de personnes (soit 31% des franciliens) et 2 200 km du réseau routier francilien (dont 61% des voies de circulation de Paris et de la petite couronne). A nouveau, ces dépassements sont majoritairement localisés dans l'agglomération parisienne et le long des principaux axes routiers de la région comme l'illustre la carte ci-dessous. |
Carte de la concentration moyenne annuelle de dioxyde d'azote (NO2) en 2007 :
pour l'Ile-de-France et avec zoom sur Paris et la petite couronne
|
 |
Les niveaux de fond, loin des routes, tendent à s'améliorer depuis plusieurs années même s'ils sont toujours supérieurs à cet objectifs de qualité. En revanche, long du trafic routier le dioxyde d'azote est près de deux fois supérieur à cette norme et plutôt stable.
 |
Pour l'ozone, même si la situation en 2007 a été plutôt meilleure qu'en 2006, l'objectif de qualité annuel relatif à la protection de la santé (120 µg/m3 sur une période de 8 heures) est néanmoins dépassé chaque année en tout point de la région. Ce dépassement est plus ou moins important selon les conditions météorologiques, en particulier l'été.
|
Quant à la valeur cible européenne, établie en moyenne sur 3 ans présenté par la carte suivante, elle a été dépassée dans les zones rurales au Sud-Ouest et au Nord de la région. Contrairement aux polluants précédents, les niveaux d'ozone sont toujours plus marqués en zone rurale que dans l'agglomération parisienne.
Situation de l'Ile-de-France au regard de la valeur cible européenne en ozone (O3)
pour la santé (seuil de 120 µg/m3 sur 8 heures) en Ile-de-France - période 2005/2007
|
 |
- Actualisation de la page d'actualité de juillet 2008 -
|