Titre Le bilan des émissions

Sommaire

  • Pour en savoir plus :
  • Quelle différence entre émissions et concentrations ? Réponse ici.

Les grandes sources de polluants atmosphériques et leurs contributions respectives


Des émissions de polluants dominées par les contributions du trafic et du chauffage en 2010

A partir de l'inventaire des émissions réalisé en 2012, le graphique ci-dessous présente les contributions des principales activités aux émissions de polluants atmosphériques en Île-de-France pour l'année de référence 2010. Le transport routier apparaît comme le secteur prépondérant dans les émissions franciliennes d'oxydes d'azote et la deuxième source d'émission de particules fines (PM2,5) derrière le secteur résidentiel et tertiaire. Ce secteur, qui comprend notamment le chauffage, est quant à lui le premier émetteur de particules fines PM2,5 et d'hydrocarbures dans la région, ainsi que la deuxième source d'oxydes d'azote.

Contribution des différents secteurs d'activités aux émissions de polluants atmosphériques en Île-de-France


Détail par polluant

Les principaux émetteurs d'oxydes d'azote sont le trafic routier, qui contribue à hauteur de 55 % aux émissions franciliennes, et le secteur résidentiel et tertiaire pour 20 %.

Les particules recensées dans l'inventaire sont celles de diamètre inférieur à 10 microns (PM10) et celles de diamètre inférieur à 2,5 microns (PM2,5) directement rejetées dans l'atmosphère (particules primaires). Les trois secteurs qui contribuent le plus aux émissions de PM10 sont le secteur résidentiel et tertiaire (29 %), le trafic routier (25 %) et les chantiers et carrières (20 %). En général, la répartition des contributions selon les secteurs d'activités aux émissions de PM2,5 est très proche de celle observée pour les PM10. On notera cependant une plus grande contribution du secteur résidentiel et tertiaire et du transport routier dans les émissions de PM2,5 que dans les émissions de PM10 et à l'inverse une plus faible contribution de l'agriculture et des chantiers. La combustion, dont le chauffage, contribue plutôt aux émissions des particules les plus fines tandis que les activités émettrices du secteur agricole (labours, moissons et phénomènes d'abrasion pour les engins agricoles) ou des chantiers favorisent la formation de particules de tailles plus importantes (PM10). Les principaux secteurs émetteurs d'hydrocarbures (composés organique volatils non méthaniques, COVNM) à l'échelle régionale sont le secteur résidentiel et tertiaire (30 %), l'industrie (22 %) et le trafic routier (16 %). Les émissions naturelles issues principalement des forêts représentent également 16 % des émissions régionales de COVNM.

Le principal secteur contribuant aux émissions de dioxyde de soufre (SO2) en Île-de-France est le secteur de la production d'énergie (centrales de production d'électricité, raffinerie et installations d'extraction de pétrole) avec 50 % des émissions franciliennes. Le secteur résidentiel et tertiaire contribue également de manière notable aux émissions de ce composé (36 % des émissions régionales).


Évolution des émissions de polluants atmosphériques entre 2000 et 2010

Les émissions d'oxydes d'azote en Île-de-France ont baissé de plus de 43 % entre 2000 et 2010 avec des différences d'un secteur d'activité à l'autre.

  • La plus forte diminution est celle du secteur du traitement des déchets avec une chute de 70 % entre 2000 et 2010 suite notamment à des évolutions des systèmes de traitement de fumées et la mise en place du premier Plan de Protection de l’Atmosphère.
  • Une diminution de 51 % des émissions du trafic routier grâce à la modernisation du parc roulant avec notamment la mise en place de la norme Euro IV pour les véhicules neufs en 2005, abaissant la valeur limite d'émission de NOx de 50 % par rapport à la norme Euro III.
  • Une baisse de 50 % des émissions du secteur de la production d'énergie a été enregistrée. Elle est liée notamment à la fermeture en 2006 de la centrale thermique de Vaires-sur-Marne et à la diminution du temps de fonctionnement global des centrales thermiques d'Île-de-France.
  • Les émissions de l'industrie manufacturière ont également diminué de près de 37 %.

Les conditions météorologiques tout au long de l'année jouent un rôle important sur les émissions du secteur résidentiel et tertiaire puisqu'elles sont liées au chauffage. Elles ont ainsi peu évolué entre 2000 et 2010 (- 10 %).

Le secteur aérien (trafic aérien et fonctionnement des plate-formes aéroportuaires) voit ses émissions baisser de seulement 8 % entre 2000 et 2010 suite à l'augmentation du trafic qui est compensée par les améliorations des motorisations.

La diminution des émissions de PM10 en Île-de-France entre 2000 et 2010 est de 39 % et s'explique par les mêmes raisons que pour les NOx avec une forte baisse des émissions :

  • Du secteur de la production d'énergie (78 %).
  • Du secteur du traitement des déchets (70 %).
  • Du trafic routier (55 %).
  • Du secteur résidentiel et tertiaire (33 %).
  • De l'industrie manufacturière (30 %).

Évolution des émissions d'oxydes d'azote (NOx) en Île-de-France entre 2000 et 2010 (en kt/an)



Évolution des émissions de PM10 en Île-de-France entre 2000 et 2010 (en kt/an)

Bilan des émissions de gaz à effet de serre


Des émissions de gaz à effet de serre dominées par l'habitat et les transports

A partir de l'inventaire des émissions réalisé en 2012, le graphique ci-dessous présente les contributions des principales activités émettrices de gaz à effet de serre aux émissions en Île-de-France pour l'année de référence 2010.
Les principaux secteurs contribuant aux émissions de gaz à effet de serre (GES) en équivalent CO2 en Île de France sont :

  • D'abord le secteur résidentiel et tertiaire (42 %).
  • Puis le trafic routier (27 %).
  • Et l'industrie (21 %) qui comprend l'industrie manufacturière (7 %), la production d'énergie (7 %) et le traitement des déchets (5 %).

Il est à noter que les décharges sont les plus gros contributeurs aux émissions de méthane (CH4) en Île-de-France (47 %).

Contribution des différents secteurs d'activités
aux émissions de gaz à effet de serre (GES) polluants atmosphériques en Île-de-France

  • Plus de précisions :
  • Les liens entre polluants atmosphériques et gaz à effet de serre ici.

Évolution des émissions de gaz à effet de serre entre 2000 et 2010

Globalement, les émissions directes de gaz à effet de serre en équivalent CO2 ont diminué de 16 % entre 2000 et 2010 en Île-de-France. Les évolutions sont variables d'un secteur d'activité à l'autre.

  • Secteur du traitement des déchets (- 39 %).
  • Trafic routier (- 22 %).
  • Industrie manufacturière (- 17 %).
  • Secteur aéroportuaire (- 15 %).
  • Secteur de la production d'énergie (- 14 %).
  • Secteur résidentiel et tertiaire (- 8 %).
  • Agriculture (- 1 %).

Évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) en Île-de-France entre 2000 et 2010 (en kt/an)

Répartition géographique des émissions de polluants en Île-de-France :


Une région marquée par la densité des émissions de l'agglomération parisienne

Les cartes ci-dessous illustrent la forte densité des émissions de l'agglomération parisienne, pour tous les polluants considérés. Mais cette densité décroît à mesure que l'on s'éloigne de Paris : les émissions dans les zones rurales de l'Île-de-France sont 6 à 8 fois moins denses que dans l'agglomération parisienne.

La carte des émissions d'oxydes d'azote fait également ressortir de façon très marquée l'importance des grands axes routiers dans les émissions de ce polluant. Par ailleurs, autour de certaines grandes sources industrielles, d'importants nœuds de circulation routière ou de grandes plate-formes aéroportuaires d'Île-de-France, des densités d'émission aussi fortes, et parfois même plus élevées, qu'en certains points de Paris peuvent être rencontrées.

Répartition des émissions de différents polluants réglementés et des gaz à effet de serre en Île-de-France en 2010

Le poids de l'agglomération parisienne s'explique essentiellement par la densité de ses émissions, concentrées sur une surface relativement restreinte. En revanche, la quantité de polluants émis par habitant est globalement plus faible à Paris et en petite couronne, voire même par rapport à d'autres régions françaises. L'agglomération de Londres présente d'ailleurs des caractéristiques identiques.

Quantité d'oxydes d'azote (NOx) émises par km² selon les départements en 2010 (en kilogramme par kilomètre carré)

Quantité d'oxydes d'azote émises par habitant selon les départements en 2010 (en kilogramme par habitant)




  • Pour en savoir plus :
  • Le rapport complet sur le bilan des émissions 2010 est disponible ici ( pdf - 1 779 ko). Il intègre notamment de nouveaux polluants par rapport aux années précédentes (particules PM1, métaux lourds, protoxyde d'azote...) ainsi que l'historique des émissions avec les années 2000 et 2005. Les résultats sont détaillés par polluant puis par secteur d'activité. Une note de synthèse est également disponible ici ( pdf - 509 ko) et présente les émissions en 2010 des principaux polluants et gaz à effet de serre.