Titre Bilan des émissions

Sommaire

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Bilan des émissions de polluants atmosphériques


Les polluants atmosphériques sont des sources de pollution locale qui ont des effets sanitaires avérés. Ces polluants restent essentiellement dominés en 2012 par les contributions du trafic et du chauffage. A partir de l'inventaire des émissions réalisé en 2014, le graphique ci-dessous présente les contributions des principales activités aux émissions de polluants atmosphériques en Île-de-France pour l'année de référence 2012.

Les émissions franciliennes en 2012

Le transport routier apparaît comme le secteur prépondérant dans les émissions franciliennes d'oxydes d'azote et la deuxième source d'émission de particules fines (PM2,5) derrière le secteur résidentiel et tertiaire. Ce secteur, qui comprend notamment le chauffage, est quant à lui le premier émetteur de particules fines PM2,5 et d'hydrocarbures dans la région, ainsi que la deuxième source d'oxydes d'azote.

Contribution des différents secteurs d'activités aux émissions de polluants atmosphériques en Île-de-France


Zoom pour chaque polluant

Les principaux émetteurs d'oxydes d'azote sont le trafic routier, qui contribue à hauteur de 56 % aux émissions franciliennes, et le secteur résidentiel et tertiaire pour 18 %.

Les particules recensées dans l'inventaire sont celles de diamètre inférieur à 10 microns (PM10) et celles de diamètre inférieur à 2,5 microns (PM2,5) directement rejetées dans l'atmosphère (particules primaires). Les trois secteurs qui contribuent le plus aux émissions de PM10 sont le trafic routier (28 %), le secteur résidentiel et tertiaire (26 %) et les chantiers et carrières (18 %). En général, la répartition des contributions aux émissions de PM2,5 est très proche de celle observée pour les PM10. Une plus grande contribution du secteur résidentiel et tertiaire et du transport routier intervient cependant dans les émissions de PM2,5, tandis que celles de PM10 sont marquées par une plus forte contribution de l'agriculture et des chantiers. La combustion, dont le chauffage, contribue ainsi davantage aux émissions des particules les plus fines, alors que les activités émettrices du secteur agricole (labours, moissons et phénomènes d'abrasion pour les engins agricoles) ou des chantiers favorisent la formation de particules de tailles plus importantes (PM10). Les principaux secteurs émetteurs d'hydrocarbures (composés organique volatils non méthaniques - COVNM) à l'échelle régionale sont le secteur résidentiel et tertiaire (30 %), l'industrie (24 %) et le trafic routier (14 %). Les émissions naturelles, principalement issues des forêts, représentent également 18 % des émissions régionales de COVNM.

Le principal secteur contribuant aux émissions de dioxyde de soufre (SO2) en Île-de-France est le secteur de la production d'énergie (centrales de production d'électricité, raffinerie et installations d'extraction de pétrole) avec 57 % des émissions franciliennes. Le secteur résidentiel et tertiaire contribue également de manière notable aux émissions de ce composé (24 % des émissions régionales) via l'utilisation de fioul domestique.


Évolution des émissions de polluants atmosphériques entre 2000 et 2012

Les émissions d'oxydes d'azote en Île-de-France ont baissé de plus de 44 % entre 2000 et 2012 avec des différences notables d'un secteur d'activité à l'autre.

  • La plus forte diminution est celle du secteur du traitement des déchets avec une chute de 69 % entre 2000 et 2012 suite notamment à des évolutions des systèmes de traitement de fumées et la mise en place du premier Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA).
  • La seconde baisse la plus importante provient du secteur de la production d'énergie avec une baisse de 55 % de ses émissions. Elle est notamment liée à la fermeture en 2006 de la centrale thermique de Vaires-sur-Marne et à la diminution du temps de fonctionnement global des centrales thermiques d'Île-de-France.
  • Le trafic routier contribue lui aussi à la baisse des émissions de NOx avec une diminution de 48 % de ses rejets essentiellement imputable à la modernisation du parc roulant. La mise en place de la norme Euro IV en 2005 pour les véhicules neufs limitant les émissions de NOx de 50 % par rapport à la norme Euro III explique en grande partie ce résultat.
  • Enfin, les émissions de l'industrie manufacturière ont également diminué de près de 35 %.

Les conditions météorologiques jouent également un rôle important tout au long de l'année sur les émissions du secteur résidentiel et tertiaire, puisqu'elles influent sur la consommation de chauffage. Entre 2000 et 2012, les émissions de NOx du secteur résidentiel et tertiaire ont diminué de 20 %.

Le secteur aérien (qui comprend le trafic aérien et le fonctionnement des plates-formes aéroportuaires) voit ses émissions baisser de seulement 4 % entre 2000 et 2012 suite à l'augmentation du trafic que la seule amélioration des motorisations n'arrive pas à compenser.

Les émissions de PM10 en Île-de-France ont diminué de 48 % entre 2000 et 2012. Les raisons de cette baisse sont relativement identiques à celles qui prévalent pour les NOx avec cependant une diminution plus marquée des émissions :

  • Du secteur de la production d'énergie (80 %).
  • Du secteur du traitement des déchets (97 %).
  • Du trafic routier (55 %).
  • Du secteur résidentiel et tertiaire (49 %).
  • De l'industrie manufacturière (76 %).

Évolution des émissions d'oxydes d'azote (NOx) en Île-de-France entre 2000 et 2012 (en kt/an)



Évolution des émissions de PM10 en Île-de-France entre 2000 et 2012 (en kt/an)

Bilan des émissions de gaz à effet de serre


Les émissions de gaz à effet de serre (GES) concernent tous les polluants climatiques qui induisent un effet sur le réchauffement climatique.

Des émissions dominées par l'habitat et les transports

A partir de l'inventaire des émissions réalisé en 2014, le graphique ci-dessous présente les contributions des principales activités émettrices de GES aux émissions en Île-de-France pour l'année de référence 2012.
Les principaux secteurs contribuant aux émissions de GES en équivalent CO2 en Île-de-France sont :

  • D'abord le secteur résidentiel et tertiaire (41 %).
  • Puis le trafic routier (32 %).
  • Et enfin l'industrie (20 %), qui comprend l'industrie manufacturière (9 %), la production d'énergie (7 %) et le traitement des déchets (4 %).

Il est à noter que les décharges sont les plus gros contributeurs aux émissions de méthane (CH4) en Île-de-France (44 %).

Contribution des différents secteurs d'activités
aux émissions de gaz à effet de serre (GES) polluants atmosphériques en Île-de-France

  • Plus de précisions :
  • Pour mieux comprendre quels sont les liens entre polluants atmosphériques et gaz à effet de serre, rendez-vous ici.

Évolution des émissions de GES entre 2000 et 2012

Globalement, les émissions directes de gaz à effet de serre en équivalent CO2 ont diminué de 18 % entre 2000 et 2012 en Île-de-France. Les évolutions sont variables d'un secteur d'activité à l'autre.

  • Secteur du traitement des déchets (- 56 %).
  • Trafic routier (- 15 %).
  • Industrie manufacturière (- 14 %).
  • Secteur aéroportuaire (- 20 %).
  • Secteur de la production d'énergie (- 14 %).
  • Secteur résidentiel et tertiaire (- 14 %).
  • Agriculture (- 11 %).

Évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) en Île-de-France entre 2000 et 2012 (en Mt/an)

Répartition géographique des émissions de polluants en Île-de-France :


La région francilienne est marquée par la densité des émissions de l'agglomération parisienne pour tous les polluants qui se diffuse ensuite sur le tout le territoire, comme l'illustrent les cartes ci-dessous. Mais cette densité décroît à mesure que l'on s'éloigne de Paris.

La carte des émissions d'oxydes d'azote fait également ressortir de façon très marquée l'importance des grands axes routiers dans les émissions de ce polluant. Certains sites industriels majeurs, d'importants nœuds de circulation routière ou les grandes plates-formes aéroportuaires d'Île-de-France sont également de grands émetteurs de polluants avec des densités d'émissions aussi fortes, et parfois même plus élevées, qu'en certains points de Paris.

Répartition des émissions de différents polluants réglementés et des gaz à effet de serre en Île-de-France en 2012

Sur ces cartes, le poids des émissions de l'agglomération parisienne apparaît clairement. Il s'explique essentiellement par la densité de ses émissions qui sont concentrées sur une surface relativement restreinte. En revanche, la quantité de polluants émis par habitant est globalement plus faible à Paris et en petite couronne que dans la Région prise dans son ensemble ou que par rapport à d'autres régions françaises. L'agglomération de Londres présente d'ailleurs des caractéristiques identiques.

Quantités d'oxydes d'azote (NOx) émises par km² selon les départements en 2012

Quantités d'oxydes d'azote émises par habitant selon les départements en 2012