Titre Les émissions en quelques chiffres

Sommaire

La répartition géographique des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre (GES)


Le poids des émissions de l'agglomération parisienne est très important pour tous les polluants considérés et s'amenuise à mesure qu'on s'éloigne de Paris intra-muros.

Des émissions dominées par l'agglomération parisienne

La prépondérance de l'agglomération parisienne s'explique essentiellement par la densité de ses émissions, concentrées sur une surface relativement restreinte. En revanche, la quantité de polluants émis par habitant est globalement plus faible dans l'agglomération parisienne que dans la Région prise dans son ensemble ou que par rapport à d'autres régions françaises. L'agglomération du Grand Londres partage d'ailleurs ces caractéristiques.

L'agglomération parisienne dans son ensemble émet (en proportion des émissions totales de la région Île-de-France) :

  • 73 % des oxydes d'azote (NOx).
  • 68 % des hydrocarbures (COVNM).
  • 60 % des particules PM10.

Par rapport aux gaz à effet de serre, elle est responsable de 77 % des émissions régionales de dioxyde de carbone (CO2 ).

Contribution en % des différents secteurs d'activités aux émissions de polluants pour la Région Île-de-France (estimations faites en 2014 pour l'année 2012)

Des émissions qui diffèrent d'un département à l'autre

Les émissions par département sont variables et restent liées à de nombreux critères qui caractérisent son territoire. Que ce soit les contributions du trafic routier ou celles des autres secteurs d'activité, les émissions régionales varient d'un département à l'autre. Ces contributions dépendent en effet de plusieurs paramètres :

  • Degré d'urbanisation.
  • Superficie des terres agricoles.
  • Présence de plates-formes aéroportuaires.
  • Densité des infrastructures routières.

Ainsi la part des émissions liées au trafic routier et au secteur résidentiel et tertiaire est plus importante dans les départements les plus urbanisés, comme Paris ou les Hauts-de-Seine, que dans les départements plus ruraux, tels que la Seine-et-Marne ou les Yvelines. Inversement, la part des émissions naturelles et agricoles est plus élevée dans les départements ruraux que dans ceux où l'urbanisation est plus dense.

Émissions annuelles d'oxydes d'azote (NOx) par département (kt/an)
Source : inventaire d'émissions Airparif - 2012

Zoom sur les émissions de Paris
  • 9 % des émissions régionales d'oxydes d'azote (NOx).
  • 5 % des émissions franciliennes de particules PM10.
  • 10 % des émissions d'hydrocarbures (COVNM).
  • 11 % des émissions de GES.
Contribution en % des différents secteurs d'activités aux émissions de polluants pour le département : Paris (estimations faites en 2014 pour l'année 2012)
  • Pour en savoir plus :
  • Des bilans des émissions sont réalisés spécifiquement pour chaque département pour l'année 2010. Leur mise à jour est en cours pour l'année 2012.

Les principales sources d'émission de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre (GES)


Le trafic routier
Les chiffres fournis dans cette page sont relatifs à l'année 2012, pour laquelle les émissions ont été évaluées sur la base de la méthodologie européenne COPERT IV.

Le trafic routier en Île-de-France est responsable :
  • De plus de la moitié des émissions d'oxydes d'azote (NOx) régionales, dont 94 % proviennent des véhicules diesel.
  • De plus d'un quart des émissions directes de particules PM10 et PM2,5, dont 96 % des émissions à l'échappement proviennent des véhicules diesel.
  • De 14 % des hydrocarbures (composés organiques volatils, COVNM), dont 81 % proviennent des véhicules essence.
  • Et de 32 % des émissions directes de GES de la région.

Compte tenu des progrès technologiques et de l'évolution de la réglementation (normes Euro, abaissessement des seuils d'émissions de CO2 afin de lutter contre le changement climatique…), les émissions polluantes du trafic routier marquent une tendance baissière. Ce n'est cependant pas le cas pour le dioxyde d'azote. Selon les estimations d'Airparif, la part de dioxyde d'azote (NO2) dans les émissions d'oxydes d'azote (NOx) à proximité du trafic représentait moins de 10 % en 1998, et aurait plus que doublé en 12 ans (25 % en 2012).

  • Les véhicules particuliers

Un véhicule particulier "standard" (représentatif du parc roulant francilien pour l'année 2012), émet 0,57 grammes d'oxydes d'azote par kilomètre parcouru contre 1.03 g en 2000.

  • Les véhicules diesel

Les émissions à l'échappement du trafic diesel contribuent à près de 16 % des émissions régionales de particules. Ce chiffre atteint 96 % des émissions à l'échappement pour ce polluant si on le rapporte à l'ensemble du trafic routier.

Un véhicule particulier diesel standard émet à l'échappement environ 3 fois plus d'oxydes d'azote et plus de 30 fois plus de particules par kilomètre parcouru qu'un véhicule particulier essence. Le diesel émettra cependant environ 15 % de dioxyde de carbone en moins. Avec 76 % du total des kilomètres parcourus en Île-de-France en automobile, les véhicules particuliers roulant au diesel contribuent pour 91 % des émissions de NOx et pour 99 % des émissions de particules de l'ensemble du parc roulant particulier.

  • Les poids lourds

Les poids lourds ne représentent que 5 % du kilométrage parcouru en Île-de-France, mais 31 % des émissions d'oxydes d'azote des transports routiers.

  • Les deux roues motorisés

Les deux-roues motorisés contribuent à hauteur de 48 % aux émissions du trafic routier, soit 7 % des émissions régionales de COVNM.

  • La vitesse

La vitesse joue également un rôle sur les émissions avec un optimum qui se situe entre 50 et 80 km/h. A faible vitesse, une voiture émet en effet davantage de monoxyde de carbone et d'hydrocarbures. À l'inverse, à plus grande vitesse, les moteurs rejettent plus d'oxydes d'azote.

  • Comparaison des émissions moyennes par type de véhicules circulant en Île-de-France
  • Parc roulant de l'année 2012, conditions de circulation propres à l'Île-de-France.

    • Pour les oxydes d'azote (NOx) : les émissions moyennes d'un poids lourd sont équivalentes à celles de 8 véhicules particuliers et de 5 véhicules utilitaires légers.
    • Pour les hydrocarbures (COVNM, composés organiques volatils) : un deux-roues motorisé "moyen" émet près de 6 fois plus par kilomètre parcouru qu'un véhicule personnel à essence.
    • Pour les particules (PM10) : les émissions moyennes d'un poids lourd sont similaires aux émissions de 2 véhicules particuliers diesel et de plus de 60 véhicules particuliers essence.
    • Pour les émissions de dioxyde de carbone (CO2, gaz à effet de serre) : les émissions moyennes d'un poids lourd peuvent être comparées à celles de 4 véhicules particuliers.

    Émissions unitaires pour les oxydes d'azote (NOx)
    Source : inventaire d'émissions Airparif - 2012

    Émissions unitaires pour les particules (PM10)
    Source : inventaire d'émissions Airparif - 2012

    Émissions unitaires pour les hydrocarbures
    Source : inventaire d'émissions Airparif - 2012

    Émissions unitaires pour le dioxyde de carbone (CO2)
    Source : inventaire d'émissions Airparif - 2012

    Émissions unitaires pour le dioxyde de soufre (SO2)
    Source : inventaire d'émissions Airparif - 2012

Le secteur résidentiel et tertiaire

Le secteur résidentiel et tertiaire, notamment le chauffage domestique et des entreprises, contribue à hauteur de 26 % aux particules PM10 émises en Île-de-France, à 39 % des particules fines PM2,5, à 30 % des émissions d'hydrocarbures (COVNM) et à plus de 41 % des rejets de GES.

En détaillant par combustible les émissions du secteur résidentiel, le bois apparaît comme le contributeur majoritaire. Bien qu'il ne représente que 5 % des consommations de combustible de ce secteur en Île-de-France, il est à l'origine de plus de 90 % des émissions de particules (PM10 et PM2.5) et de plus de 80 % des émissions d'hydrocarbures du chauffage résidentiel.

Les activités industrielles

L'industrie manufacturière est un secteur qui émet 24 % des hydrocarbures (COVNM), 3 % des particules (PM10 et PM2.5), et 9 % des GES. Le secteur de la production d'énergie (centrales thermiques et raffineries) génère à lui seul 50 % des rejets de dioxyde de soufre (SO2) et 6 % des émissions d'oxydes d'azote de la région.
Les activités de traitement des déchets sont responsables de 2 % des rejets d'oxydes d'azote et 5 % des rejets de dioxyde de soufre.

Les activités de chantiers et carrières sont à l'origine de 18 % des émissions régionales de PM10 ainsi que de 8 % des émissions régionales de COVNM, notamment lors de l'application de peinture lors de la construction ou la rénovation de bâtiments.

Les aéroports (trafic aérien et fonctionnement des plateformes)

Les aéroports contribuent quant à eux à hauteur de 7 % aux émissions régionales d'oxydes d'azote. Les émissions d'oxydes d'azote de l'ensemble des activités des plates-formes aéroportuaires de Roissy et d'Orly (fonctionnement de la plate-forme et trafic aérien jusqu'à 1 000 mètres) sont 3 fois supérieures à celles du Boulevard périphérique.




L'agglomération est définie par l'INSEE sur des critères de densité d'urbanisation comme étant "un ensemble d'habitations tel qu'aucune ne soit séparée de la plus proche de plus de 200 m et qui comprend au moins 2 000 habitants".