Titre Un laboratoire de chimie interne à Airparif

En complément des mesures réalisées par le réseau automatique, des prélèvements par filtres, capteurs passifs ou actifs sont effectués. Plusieurs laboratoires sont mis à contribution pour réaliser les analyses dont le laboratoire d'Airparif, le Lasair (Laboratoire d'analyses pour la surveillance de l'air interrégional). La disposition d'un laboratoire interne à la structure offre ainsi une plus grande souplesse dans la mise à disposition des résultats, mais également une expertise plus approfondie dans la mesure de ces différents polluants. De plus, il permet d'optimiser les coûts d'analyse surtout lors de campagnes de grande ampleur.

Vue générale du laboratoire de chimie

En plus d'Airparif, de nombreuses Aasqa (Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air) ont souhaité faire réaliser leurs analyses par le Lasair : Lig'air (région Centre), Atmosf'air (Bourgogne), Airnormand (Haute Normandie), Airbreizh (Bretagne), Air Pays–de-la-Loire, Atmo Auvergne, et Atmo Nord-Pas-de-Calais. Ainsi, le laboratoire est amené à réaliser chaque année plus de 7000 analyses d'échantillons de BTEX, aldéhydes et NO2 prélevés dans l'air par des capteurs passifs et actifs.

L'objectif permanent de garantir des résultats de qualité et de satisfaire les clients a amené le Lasair à se faire auditer par le Cofrac. Le laboratoire est accrédité depuis juin 2010 pour l'analyse du benzène. Le champ d'accréditation est précisément défini dans la rubrique Qualité, section essais.

L'incertitude associée à la masse de benzène a été déterminée selon le guide pratique FD X 43-070-3, le calcul est revu chaque année. Actuellement pour les tubes passifs : pour une masse de benzène de 550 ng, l'incertitude élargie de l'analyse est de plus ou moins 56ng soit 10,1%. Pour les tubes actifs : pour une masse de benzène de 250 ng, l'incertitude élargie de l'analyse est de plus ou moins 33ng soit 13,1%.

Des essais inter-laboratoires sont entrepris chaque année par le laboratoire de chimie aussi bien avec des partenaires nationaux qu'internationaux. Des échanges techniques réguliers avec les autres Aasqa permettent de répondre aux attentes de chacun et de définir les orientations du laboratoire.

Le laboratoire de chimie ne se limite pas uniquement aux analyses, la logistique des campagnes de mesures par prélèvements passifs est également assurée par le personnel de ce service. Par exemple, la campagne autour du Duplex A86 en 2010 a représenté plus de 170 sites à gérer pendant 6 semaines, ainsi que l'analyse ensuite des 1000 capteurs de BTEX et des 500 capteurs de NO2. Cette gestion interne est également un atout majeur pour maîtriser au mieux les prélèvements sur terrain et exploiter les résultats qui en découlent.

Vue générale du laboratoire de chimie

Le laboratoire de chimie d'Airparif

  • Une analyse interne ou externe selon les polluants

Le laboratoire de chimie d'Airparif réalise les analyses suivantes :

  • Les BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes) prélevés par capteurs passifs ou actifs sur une période allant de 7 à 14 jours, ainsi que le benzène sur courte période (12h à 24h).
  • Le NO2 prélevé par capteurs passifs sur une période allant de 12h à 14 jours.
  • Les aldéhydes (formaldéhyde, acétaldéhyde, acroléine, propanal, butanal, benzaldéhyde, isopentanal, pentanal, hexanal) prélevés par capteurs passifs sur une période allant de 12h à 7 jours, essentiellement présents dans l'air intérieur.

D'autres polluants nécessitent des analyses par des laboratoires externes :

  • Les métaux sont analysés par un laboratoire accrédité pour la pratique de la norme EN14902 (minéralisation et dosage par ICP/MS (spectrométrie de masse couplée à un plasma inductif).
  • Les HAP sont analysés par le laboratoire d'Hygiène de la Ville de Paris (LHVP) par séparation chromatographique liquide haute performance (HPLC) puis dosage par fluorescence UV.
  • Les pesticides et dioxines sont analysés par un laboratoire ayant une expérience importante de ce type d'analyse dans l'environnement.