Titre Air et climat, des sources de pollution communes

Airparif surveille les polluants atmosphériques et les gaz à effet de serre en Île-de-France

L'association de surveillance de qualité de l'air réalise un inventaire des émissions, aussi bien pour les polluants atmosphériques que pour les principaux gaz à effet de serre. Il permet de connaître la répartition géographique de ces émissions, leur évolution dans le temps, et la responsabilité des différentes sources.

Cet inventaire des émissions est un outil précieux pour identifier les sources de polluants sur lesquelles des actions auraient le plus d'efficacité et pour tester des scenarii de réduction prenant en compte ces deux problématiques.

Trois sources principales

Les trois sources majeures de rejets, à la fois pour les polluants atmosphériques et pour les gaz à effet de serre, sont

  • Le secteur résidentiel et tertiaire, du fait du chauffage.
  • Les transports.
  • Les activités industrielles (industrie, chantiers, énergie et déchets).
Pour le CO2, ces trois secteurs totalisent près de 90 % des émissions.

Répartition (en %) des émissions annuelles de polluants en Île-de-France par grands secteurs d'activité (Émissions directes de la région uniquement, hors puits et GES produits par la consommation d'électricité)
Source : Inventaire des émissions 2012, Airparif

Le trafic routier représente plus d'un quart des rejets de gaz à effet de serre, plus de la moitié des rejets d'oxydes d'azote, environ un quart des émissions de particules PM10 et PM2,5 et plus de 15 % des émissions d'hydrocarbures (COVNM).

Quant au secteur résidentiel et tertiaire (chauffage essentiellement), il est la première source de gaz à effet de serre (plus de 40 % des émissions) et pèse pour plus de 20 % dans les rejets d'oxydes d'azote (NOx), plus d'un quart des émissions de particules PM10, 40 % des PM2,5 et 30 % des émissions d'hydrocarbures (COVNM).

Enfin, les activités industrielles jouent un rôle non négligeable sur les deux tableaux. D'une part, les industries manufacturières contribuent à 7 % des gaz à effet de serre, 4 % des rejets d'oxydes d'azote, 6 % des PM10 et 22 % des composés organiques volatils. D'autre part, le secteur de l'énergie émet 7 % des gaz à effet de serre, 6 % des oxydes d'azote et 50 % du dioxyde de soufre. Enfin, les chantiers et carrières sont principalement émetteurs de particules (20 % des PM10 et 15 % des PM2,5) et de composés organiques volatils (10 %).

Ces trois sources majeures engendrent des rejets de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques plus importants dans l'agglomération parisienne compte tenu de la densité de ses activités et de l'habitat, mais aussi le long des grands axes routiers (voir cartes ci-dessous). La densité des émissions de polluants dans l'agglomération par km² est extrêmement élevée, comparée à d'autres régions, mais la quantité émise par habitant est en revanche plutôt plus faible.

Densité des émissions de pollants en Île-de-France
Source : Airparif