Le dioxyde d’azote a pour source principale le trafic routier. Les concentrations observées en Île-de-France dépassent les seuils réglementaires et les recommandations de l'OMS. Le NO2 a des effets sur la santé respiratoire à court terme et à long terme.

Quels effets sur la santé et l'environnement ?

Les études épidémiologiques ont montré que les symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique augmentent avec une exposition de longue durée au NO2. Une diminution de la fonction pulmonaire est également associée aux concentrations actuellement mesurées dans les villes d'Europe et d'Amérique du Nord. À des concentrations dépassant 200 μg/m3, sur de courtes durées, c'est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.

Ce gaz participe au phénomène des pluies acides, qui appauvrissent les milieux naturels et contribue à la formation de l’ozone troposphérique.

Quelles sont les sources ?

Le dioxyde d’azote est un polluant indicateur des activités de combustion, notamment le trafic routier. À Paris, les émissions directes ou "primaires" d’oxydes d'azote (NOx) sont dues en grande majorité au trafic routier (62%) et au secteur résidentiel et tertiaire (31%). Il est également produit dans l’atmosphère à partir des émissions de monoxyde d’azote (NO), sous l’effet de leur transformation chimique en NO2 (polluant "secondaire"). Les processus de formation du NO2 sont étroitement liés à la présence d’ozone et d’autres oxydants dans l’air.

Quels niveaux respirés en Île-de-France ?

La situation est toujours insatisfaisante, avec encore un fort contraste selon les endroits en Île-de-France. En effet, il existe un gradient important entre les zones rurales franciliennes et le centre de l’agglomération parisienne. Alors que les niveaux moyens annuels dans l’agglomération peuvent atteindre 34 µg/m3, le niveau de fond régional moyen est plutôt proche de 10 µg/m3 en 2019.

Les concentrations les plus importantes sont relevées dans l'agglomération parisienne et au voisinage des grands axes de circulation (autoroutes, routes nationales et importantes voies départementales). Dans Paris, les arrondissements au nord de la Seine sont globalement plus pollués qu’au sud ; le réseau routier y étant plus dense et constitué d’axes de plus grande importance.
Au voisinage des axes routiers, les niveaux de NO2 sont plus de deux fois supérieurs à ceux relevés hors influence directe de ces voies (en situation de fond) et jusqu’à deux fois plus élevés que le seuil de la valeur limite annuelle.

En 2019, environ 500 000 personnes (moins de 5 % des franciliens) sont potentiellement exposées, dans le cœur dense de l'agglomération, à un dépassement de la valeur limite annuelle.

500 000 Franciliens sont potentiellement exposés au dépassement de la valeur limite du NO2

Les épisodes de pollution au dioxyde d'azote sont rares. Le dernier épisode remonte au 26 juillet 2018.